Perfil de MarieLE TEMPS D'UN SOUPIR...FotosBlogListasMais Ferramentas Ajuda

Blog


01 de abril

COLERE EN CONSTRUCTION

J'ai envie de dire ceci :
 
Je n'aime ni les anonymes ni les lâches et bien souvent, l'un ne va pas sans l'autre, malheureusement.
 
J'expliquerai dans mon prochain billet la raison de cette rage froide.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
08 de janeiro

BOUTS D'ENFANCES

Enfant, j’étais abonnée à radio-silence,  radio-courtoisie.

 

Pas question de déroger aux règles de la plus stricte bienséance.

 

Inimaginable d’exprimer ce que je ressentais, ce que je pensais, sans que les mots, les phrases, ne soient préalablement passées par le tamis  de Dame Politesse.

 

Une auto-censure inculquée dès ma naissance. Comme Astérix dans la potion, j’étais tombée dedans dès ma prime enfance.

 

Bien sûr, au début, mais pardon, rassurez-vous, vraiment très tôt, vers mes deux ans peut-être, car après le dressage avait bien pris, je commis quelques fautes, quelques maladresses.

 

Etant une enfant sage, à vrai dire, très, très peu de maladresses, encore moins d’impolitesses.

 

Timide, que dis-je, timorée, intravertie, le terrain était bon pour ce type de terrorisme, facile à ensemencer, aisé à cultiver

Ne suffisait-il pas qu’elle fasse  « de grands yeux » pour qu’immédiatement je réagisse positivement, je veux dire : dans le sens où elle le souhaitait.

 

Avait-elle lu les travaux de Pavlov. Je crois qu’elle s’en  inspirait pour m’éduquer.

 

En public, nul mot ne lui était nécessaire. Ses yeux m’ordonnaient. Etait-elle télépathe ?

Son anticipation de toute velléité de rébellion de ma part m’engageait à la croire un peu sorcière.

 

Bien sûr, j’en souffris. Sa connaissance de mon fonctionnement intime me perturba, d’autant plus qu’elle ne s’en cacha jamais. Mais qui aime à voir ses pensées percées, pénétrées, violées

 

Ne fallait-il pas être bien méchante pour être à ce point surveillée, épiée, suivie à la trace.

 

Il me fallut du temps, de la volonté, de cette force de caractère qu’elle nia et étouffa en moi si longtemps, me convainquant souvent, que rien ne m’était possible, pour me réaliser, m’épanouir, m’accepter en tant qu’individu libre et indépendant. Du temps pour me convaincre que je n’étais ni meilleure, ni plus imbuvable que n’importe qui.

 

Mais la tâche fut double. Et le travail le plus rude, le plus épuisant, le chemin le plus difficile fut sans doute  celui que je dus lui faire suivre.

 

Que d'énergie, de force morale ne furent-elles pas dépensées afin de lui faire admettre que cette indépendance, ma liberté de penser, d’agir, de choisir, de vivre, je la possédai, en tant qu’individu différencié d’elle.

L'obliger à voir en face cette vérité refusée, niée depuis toujours : je n’étais pas partie interpénétrante d’elle, par ma naissance, j’avais acquit mon droit au respir.

 

Oui, je vous l’ai dit, le chemin fut long, difficile. Elle n’abandonna pas facilement la partie, revint encore et encore à la charge,usant de tactiques  d’attaques napoléoniennes. Abandonnant le vis-à-vis pour mieux attaquer par le flanc.

 

Mais un jour elle compris. Elle  abandonna la partie. Laissa tomber ses tentatives d’emprise sur mon individualité, ma personnalité.

 

Alors, ce jour-là , Elle devint….ma meilleure amie

 

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

 

JUDITH

 

Elle n’a commis qu’un crime, aux yeux de certains, s’appeler Judith et non pas Claire ou Martine. Une jolie petite fille, à la natte sage, à la mine sérieuse.

 

Tout le poids de la guerre, ajouté à celui de sa race, font d’elle une adulte avant l’âge.

 

Elle a des parents, Judith, ne les nommons pas, à quoi bon.

 

Ce dimanche de mai, ,il fait si beau. Comment résister encore malgré les risques, malgré la peur à l’appel du printemps. Rester encore et toujours enfermés, comme des animaux en cage. ?

 

Ce n’est pas possible pour une petite fille aux joues trop pâles, au regard trop triste.

 

Des hommes sombres, dans leurs tenues, dans leur tête. Des chemises brunes, des chemises noires. Qu'importe...

 

Il n’y a que leurs yeux qui soient bleus, leur têtes blondes. Anges déchus, portant la mort. En eux, autour d’eux.

 

La rafle est menée avec rapidité, efficacité. Judith, restée à quelques mètres, s’enfuit en courant. Cachée à l’abri d’une entrée cochère, elle voit ses parents emmenés, avec quelle brutalité.

 

Ils ont du courage, de l’héroïsme.  Pas un seul instant, pas une seule seconde, leur regard a suivi leur enfant. Pas même un dernier coup d’œil avant de partir, avant de mourir, pour ne pas la trahir, pour lui laisser une chance de fuir, une chance de vivre.

 

 

 

19 de dezembro

A LA DEMANDE DE TALYN

 
Oyez, Oyez, braves gens
 
A la demande expresse  de Talyn, j'annonce qu'elle NE DONNE PAS SON CHAT.
 
Je dois cependant préciser qu'elle n'a pas dit qu'elle ne le VENDAIT pas.
 
Alors, vous pouvez toujours tenter le coup. Peut-être que si le nombre d'euros est suffisant ....
 
 
Mais il y a peu d'espoir. En fait, Talyn a trouvé un jeu pour ses longues soirées d'hiver : s'écrouler de rire et tomber sur le chat.
 
 
Je crois que si elle l'écrase trop, elle le fera cuire ou le transformera en pizza.
 
Quoi qu'il en soit, Talyn NE DONNE PAS SON CHAT (qui en fait est une chatte)
 
Mais vous me voyez écrire un truc du genre : Talyn ne donne  pas sa chatte, elle la vend !!!
 
Faut avouer que ça ne fait pas sérieux et de tels propos prêtent  à confusion
 
Voilà, ma Talyn adôrée, j'ai remis les choses bien au point, comme tu me l'as demandé : ta chatte n'est pas à donner.
 
 

 
 
15 de dezembro

LES DIX COMMANDEMENTS...

 

 

 

 

 

LES DIX COMMANDEMENTS D'UN BON BLOGGUEUR 

 

 

A chaque blog que tu visiteras,

 Un petit  comm  laisseras

 

 Jamais sur un blog n’oublieras

Que tu n’es pas chez toi

 

Quand une image te plaira

Propriétaire contacteras

 

Et jamais sans permission

La copier tu ne feras

 

De la même manière agiras

Pour le texte que tu aimeras

 

Lorsque photos et textes ne t’appartenant  pas

Sur ton blog tu afficheras

 

le lien tu indiqueras.

Et  un merci à l’auteur tu rédigeras

 

La plus grande politesse respecteras

Ni insultes, ni médisances n’écriras

 

De toute bassesse tu t’abstiendras

Au piratage tu ne t’adonneras

 

Si ces quelques règles tu respecteras

Un vrai bloggueur tu seras.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci à Talyn qui m'a envoyé ce joli papillon, et bien d'autres images, avec son amitié habituelle.

05 de dezembro

PAROLES POUR UN AMOUR QUI MEURT

 

 

Mon tendre Chéri,

 

Tu m’as laissée ce matin, à la porte du jardin.

J’étais mal, presque en larmes.

Tu venais de me donner ta décision, celle de te séparer de moi, de couper court à notre amour.

Ce ne fut pas une surprise, juste une douleur.

Fulgurante comme un coup de lame au cœur.

J’ai plié sous le coup, ployé sous le poids de tes paroles sans chaleur.

Rien à quoi me raccrocher, rien, aucune aspérité providentielle comme un espoir. Juste ta froideur.

De toute mon intuition, j’avais appréhendé ce moment, ce dur instant.

Depuis longtemps je fais ce que je peux pour que mon amour ne te dérange pas.
Je te regarde à la dérobée, te souriant quand tu ne me vois pas.

Je mets mon regard où j’aspire tant à mettre mes baisers : tes yeux, tes lèvres, tes cheveux
Je te souris quand tu ne me vois pas.  Je me suis faite légère, transparente.

Pour ne pas t’importuner, pour ne point te gêner. Pour me faire oublier.

Car il m’était évident que si tu m’oubliais, si tu vivais là, sans trop penser à moi, alors, jamais tu ne t’en irais.

Et durant ces longs mois, je me suis faite petite, comme une souris. Discrète aussi.

Mais j’ai eu beau faire, Mon Tendre Chéri, finalement tu me vis, tu te souvins de moi .

 

Ce matin, tu as piétiné mon jardin, mes fleurs à peines écloses, mes tendres bourgeons, tout ce qui fait qu’après l’hiver, on sent arriver le printemps.

 

Pour moi, cette année, il n’y aura pas de printemps, tu m’as laissée en hiver, à la porte du jardin.

 

 

 

 

 

19 de novembro

Quand rien ne va...

 
 
 
LAISSEZ-MOI UNE TRACE DE VOTRE PASSAGE
 
 

                                                              
30 de outubro

Mia 1930

Mia est là, les bras chargés.  Quatre frères et sœurs dont elle est l’aînée,  dont elle doit s’occuper.  A 16 ans, ce n’est pas évident.  Mais elle est le rire même, la bonne humeur personnifiée. Et puis, elle aime et est aimée.  Quoi de plus beau, quoi de plus gai. Remplacer la maman, quoi de plus naturel, même si le père est dur, renfermé, intransigeant

 

Le linge est étendu, la soupe cuit. Ce n’est pas évident, vers les années 1930, d’être une parfaite ménagère. Mais Mia aime, Mia court, tente de gagner du temps, pour retrouver son amoureux.  Enfin, retrouver, c’est beaucoup dire.  Disons se trouver, au bon moment, au bon endroit, pour croiser sa route. Peut-être qu’il s’arrêtera. Les quelques phrases qui seront échangées lui feront pousser des ailes pour le reste de la journée. Fournira à sa nuit le rêve nécessaire, cette nourriture indispensable qui lui permettra de vivre bien demain.

 

Ils se sont promis l’un à l’autre, en secret, en cachette. A la campagne, les meules de foin, les arrières de granges servent depuis toujours de points de rendez-vous.

 

Pierre habite à quelques pas. Ils s’aiment depuis toujours.  Mais en 1930,  à la campagne, et orpheline de mère, on ne se marie pas à 16 ans. Que diraient Monsieur le Curé, et tous les bonnes gens.  Alors Mia attend, tranquillement, patiemment.

 

Elle rêve de nappes blanches, de rideaux à carreaux bleus et blancs, d’enfants joyeux et rieurs comme elle, solides comme Pierre.  Elle décore sa maison, aux couleurs milles fois recommencées, changées, au gré du vent, au gré du temps et de ses humeurs.

 

Pierre à déjà vingt ans. Combien de temps à attendre ? Peut-être encore deux longues années.

 

La rumeur court, gonfle, enfle, Sinistre traînée de poudre répandue par les mauvaises langues. Mélanie et Pierre, Pierre et Mélanie.  Ils s’aiment et bien plus que cela, ils vont se marier, ils doivent se marier. Mia ne rit plus, Mia ne chante plus.  Les paniers de linge à étendre sont soudain très lourds.

 

Devant elle Pierre baisse la tête. Il doit réparer. Réparer cette erreur, cet oubli d’un instant. L’autre l’a provoqué et diable, il faisait chaud, elle était belle et arriva ce qui devait inévitablement arriver.

 

Mia vit toujours à quelques pas de Pierre. Son père est mort, ses frères et sœurs mariés vivent loin du village. Elle est seule dans la maison trop grande.

 

Les soirs d’été, quand portes et fenêtres restent ouvertes pour profiter du moindre souffle d’air elle entend les échos des disputes quotidiennes entre Mélanie et Pierre, entre Pierre et Mélanie.  Elle entend les cris de leurs trois enfants. Leur aîné à quinze ans.

 

Alors, pour ne plus rien savoir, pour oublier quelques instants un chagrin qui ne l’a jamais quittée, une peine inépuisable, elle monte le volume de sa radio. Et elle se regarde dans le miroir, où nul autre visage plus jamais se reflète et  guette ses premiers cheveux blancs.

 

 

 

27 de outubro

Discussion sur Le Temps

 

Citer

Le Temps
 
Mais où s'en va le temps, vers quelles catacombes s'en vont les secondes, vers quel Océan
26 de outubro

Vive la paix !

Quand tu lances la flèche de la vérité, trempe la pointe dans du miel
24 de outubro

Le Temps

 
Mais où s'en va le temps, vers quelles catacombes s'en vont les secondes, vers quel Océan
23 de outubro

humeur

 
Quand tout va triste, quand tout va mal, je tente de donner au présent les couleurs d'un passé heureux.