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03 de abril

COLERE - SUITE

Oui, je sais, vous attendiez tous, avec plus ou moins de curiosité, le juste motif de mon ire.

Voilà, voilà, j’arrive vous le raconter.

 

Il y a quelques jours, je trouve sur un billet déjà un peu ancien, un comm qui lui, est tout frais.

 

J’aime les comms, - sinon, à quoi servirait un blog – les contacts nouveaux et c’est donc toujours avec impatience et curiosité que je prends connaissance de la prose de mes congénères.

 

Disons que j’aime cette prose, surtout lorsqu’elle est signée et me permet, éventuellement, d’y répondre.

 

Et je lis quoi : «  Pas trop mal. Ce sont tes débuts ? Dommage, ça manque vraiment de photos »

 

Et là, pffffffffft,  je dois dire que je me fiche en rage.

 

Signature : « La Petite Souris »

 

Et elle ne fait qu’augmenter quand je vois qu’un pseudo, d’ailleurs ridicule, n’est suivi d’aucune adresse de blog ou autre, permettant de joindre le malotru, l’aliboron qui m’a laissé ce torchon.

 

Mon premier réflexe, j’efface stupidement le comm.  Je dis stupidement car ce fut un geste irréfléchi de colère.

 

Bon, je vous connais, tous.  Soucieux de ma santé, craignant un « transport au cerveau » comme le disait si joliment dans l’un de ses poèmes Jean-Louis Barreault, vous allez m’écrire que je ne dois pas m’énerver pour si peu, que des torchons pareils, vous en recevez aussi, que vous n’y prêtez aucune attention, qu’il y a des gens qui sont ainsi et qu’il faut les oublier etc

 

Vous me direz que je suis trop sensible, trop susceptible.

 

Je réponds NON, ce que cette « Petite Souris » raconte, je peux l’accepter, son avis m’indiffère.

 

Ce qui me fiche dans cette colère, c’est la lâcheté, l’anonymat derrière lequel cette personne se réfugie, ne laissant aucune possibilité de riposte.

 

Alors,  à « La Petite Souris » d’abord, à tous ceux qui n’ont pas le courage d’assumer les suites et conséquences de leur langue de vipère et se réfugient derrière toutes sortes de barrières pour se protéger, je dis ceci :

 

La lâcheté de se réfugier derrière un pseudo et de ne pas permettre d’être, sinon identifié, au moins contacté pour autoriser une réponse, une riposte, n’est pas vraiment grave au niveau d’un simple comm.

 

Mais elle dénote une nature malheureuse, pauvre, égoïste, veule, pusillanime.

 

Et ce sont ces natures, ces caractères mous, indécis, lâches, qui font les grands délateurs, de ceux qui envoient, avec plaisir car cela leur donne un semblant de force, de puissance sur autrui, leurs semblables en prison, en camp de concentration, en goulag, vers la torture et la mort.

 

On les nomme collabos, dénonciateurs, délateurs.

 

J’exagère, me dites-vous ?  Oh que non.  Il y a les gens qui font preuve, que ce soit dans le quotidien ou dans les cas d’exception, de force, de courage.  On en fait parfois des héros.

 

Il y a les tremblants, les peureux, les couards, les lâches qui, généralement, n’ont aucun ascendant sur les autres, ne possèdent aucun charisme, ne rayonnent d’aucune manière.

 

 

Bon, je vous entends d’ici. J’y vais un peu fort pour un simple comm auquel je suis mise dans l’impossibilité de répondre … ?  Je vous le redis : non et non, ce n’est pas le comm que j’incrimine et dont je me fiche, c’est la nature de cette personne.

 

Je n’ai pas gardé le débat au niveau d’un simple comm désagréable. Cela n’aurait pas valu la peine d’une minute de mon temps.

 

 Je l’ai étendu à un type d’individu, les lâches anonymes. Il n’a été que le prétexte à me permettre de dire clairement ce que je pense de ce type d’individus.

 

Ceci étant fait, et revenant au niveau du comm, il a heurté ma sensibilité légendaire.

 

Ni bonjour, ni au revoir : deux phrases, deux critiques.  Jolie petite souris, tu manques d’éducation, de savoir-vivre, de savoir-commentaire (chercher pas, je viens de l’inventer, celle-là) où tout peut se dire, avec le ton, la manière. Mais l’éducation du cœur, c’est comme le caractère, de naissance.

 

 

 

16 de fevereiro

LIBERTE D'EXPRESSION

 

 

 

 

 

 

Suite à la publication par un journal danois de caricatures de Mohamed, nous avons vu des ambassades incendiées dans les pays arabes, entendu des menaces de mort envers les journalistes et caricaturistes.

 

Je n’irai pas par quatre chemins :je serai claire. De quel droit l’Islam prétend-elle rétrécir la liberté d’expression du monde occidental.

 

 

 

 

 

 

Nos parents, grands-parents, arrières grands parents se sont battus, on soufferts, on été torturés, tués, pour nous permettre de rester libres et dignes. Pour nous exprimer de la manière dont nous l’entendions, dans la langue de notre choix.

 

J’ai fait un billet, à ce sujet, il y a quelques mois. Et je sais, par vos réactions, que j’ai touché le cœur, la sensibilité, la mémoire familiale et patriotique de beaucoup.

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui, les musulmans prétendent nous faire revenir au Moyen Age, avec l’obscurantisme en  bannière.

 Nous sommes sortis – à  grand peine -  définitivement du conservatisme et du puritanisme, hérités de l’étouffante tradition judéo-chrétienne.

 Nos ancêtres se sont  battus pour ne plus connaître Torquemada et les horreurs de l’Inquisition.

 

 

 

 

 

Et là, le monstre hideux de la censure religieuse et politique réapparaît.

 Je le dis haut et fort aucun sujet ne doit être tabou ou interdit, sinon, la liberté d’expression cesse d’exister.

 

Il est entendu qu’aucune liberté d’expression ne doit inciter explicitement à la violence ou à la haine raciale et/ou religieuse. Ces incitations doivent être sévèrement réprimées car la paix ne gagne pas à ce genre de manifestation déviante.

 

Mais l’humoriste, le caricaturiste, ne voit aucun irrespect dans ses dessins, ni aucune exhortation à la haine ou au mépris.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On doit pouvoir rire de tout, sans exception et ce droit ne peut absolument pas être remis en question, par qui que ce soit, pour quelque motif que ce soit.

 

Chacun est libre. De croire ou ne pas croire, de voguer entre l’athéisme, l’agnosticisme, la dévotion. De croire en Dieu, aux dieux, au Mal au diable ou…au néant total,  attenter à ces droits n’est pas acceptable.

 

Et ne pas accepter les menaces de violence, c’est également être libre. Je ne dis pas qu’il ne faut pas prévenir, pour ne pas devoir guérir, d’éventuels attentats ou manifestations diverses de pays qui n’apprécient pas l’humour. Il est évident que renforcer la sécurité n’est qu’une question de prudent bon sens.

 

Mais de là à brider l’imagination, l’humour, les concepts pour ménager la susceptibilité des autres, je ne peux pas le tolérer.

 

La vraie, la seule, l’unique Religion, pour moi, toutes les autres n’étant que secondaires, est celle des Droits de l’Homme.

 

Mais quand on lit les sévices endurés par les femmes en pays arabes, et sur lesquels je ne m’étendrai pas ( viols collectifs durant toute une nuit, et arrosées d’essences et brûlées vives, emprisonnées pour avoir osé prendre le volant…) nous réalisons qu’il y a loin, pour certaines religions,  de la coupe aux lèvres.

 

Pardon, j’ai dit : « les Droits de l’Homme »… encore faut-il être assez intelligent, raffiné et cultivé pour savoir que quand on écrit «  l’Homme » avec majuscule, il s’agit de l’Humanité dans son ensemble, c'est-à-dire hommes et femmes .  Certains n’ont pas saisi la nuance...